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50 ans de l’institut Orff de Salzbourg Das Collectif

   50e anniversaire de l’Institut Orff de Salzbourg
http://orffinstitut.at

 


Présence de Das Collectif à Montréal au

congrès Fameq 2011

Pour souligner le 50e anniversaire de l’Institut Orff de Salzbourg en Autriche, Orff-Québec et la FAMEQ invitent la troupe de danse de l’Institut : Das Collectif, tout juste après leur passage vedette au congrès de l’American Orff-Schulwerk Association.
Lors du Congrès FAMEQ, la troupe présentera son spectacle Stomping La Luna, une adaptation du conte des frères Grimm Der Mond (La lune) qui avait inspiré Carl Orff en1939.
Par ailleurs, durant le congrès, les membres de Das Collectif donneront quatre ateliers en mouvement selon l’esprit du Orff-Schulwerk.

 

 

L’Institut Orff a été fondée en 1961 par Carl Orff comme centre de formation pour les futurs enseignants en musique et en mouvement suivant la pratique de la musique et de la danse dites « élémentaires ». Cet Institut est rattaché au réputé Mozarteum de Salzbourg devenu université en 1998.
Aujourd’hui, l’Institut reste un centre de formation exceptionnel par ses innovations en pédagogie visant au développement global de ses élèves. L’Institut a formé de nombreux enseignants venus du monde entier. Ceux-ci continuent de mettre en pratique l’approche pédagogique de Carl et reviennent régulièrement se ressourcer à Salzbourg.
Avec les années, un réseau de pédagogues réunis en associations ne cesse de s’accroitre à travers le monde. Ce réseau est parrainé par le Forum Orff-Schulwerk (www.orff-Schulwerk-forum.org) qui veille à maintenir les contacts avec les associations et qui bénéficie du soutien financier de la Fondation Carl Orff (www.orff. de).

Le Symposium Orff de juillet 2011 a souligné les 50 ans de l’Institut Orff à Salzbourg. Plus de 600 personnes membres des 46 associations Orff dans le monde ont partagé leurs expériences pédagogiques en donnant des ateliers, des conférences et présentant des performances typiques de leur pays.

Le Forum Orff-Schulwerk a invité les associations à travailler en séminaires et en table rondes pendant les trois jours qui ont précédé le Symposium pour discuter de l’état actuel de la pédagogie et des projets à venir. La solidarité, l’enthousiasme et la créativité ont fait la marque de ces rencontres très riches d’inspiration pour le futur.

Das Collectif

Das Collectif a été fondé en 2007 comme troupe d’interprètes de l’Institut Orff. Il est composé d’enseignantes, de diplômées et d’étudiantes de l’institut. Habituellement, le rôle de chorégraphe est pris en charge en alternance par les membres du groupe. La démarche artistique du groupe repose sur le lien entre la danse, la musique, le rythme et la parole. La troupe collabore aussi avec divers chorégraphes, musiciens et autres artistes invités. Ici à Montréal, c’est sous la direction de la chorégraphe professionnelle Irina Pauls que Das Collectif dansera pour nous.

En entrevue au journal Times de Malte, Suzanne Rebholz, professeure de l’Institut et membre de Das Collectif,  affirmait : «Nous voulions nous mettre dans un processus créatif et artistique où les éléments de la musique, de la danse et du langage aident à développer de nouvelles idées et nous inspirent collectivement tout en travaillant et performant ensemble.»

Les membres de Das Collectif
Saskia Muriel Gompf, Johanna Häberlein, Rahel Imbach, Elina Lautamaki, Kordula Möser, Susanne Rebholz, Doris Valtiner.

La production actuelle, Stomping La Luna été présentée en première au Mozarteum de Salzbourg en juillet 2011 lors du Symposium Orff soulignant les 50 ans de l’Institut Orff. Le spectacle a aussi été donné au Festival des Arts à La Valette (Ile de Malte). Il sera produit au congrès de l’association américaine Orff (AOSA) à Pittsburgh au début de novembre et enfin à Montréal dans le cadre du congrès FAMEQ le 17 novembre prochain.

Irina Pauls-Chorégraphe

 Originaire de Leipzig, Irina Pauls a étudié la danse à l’école Palucca à Dresden et la chorégraphie à l’école de théâtre de Leipzig. Depuis, elle a été directrice artistique et chorégraphe dans de nombreux théâtres et centres de danse : au Landestheater d’Altenburg  de1985 à 1989 ; au Tanztheater à Oldenburg en 1998 à l’an 2000; au théâtre de la ville de Heidelberg avec sa propre compagnie (la TanzTheater Irina Pauls fondée à Leipzig en 1990) de l’an 2000  à 2006 ; au Leipziger Tanztheater de 2007 à 2010, encore une fois avec sa compagnie.
Comme chorégraphe, Irina a été invitée dans plusieurs autres théâtres en Allemagne : Schauspiel Essen; Deutsches Nationaltheater Weimar; Bayrisches Staatsschauspiel München. Et elle a fait plusieurs productions événementielles notamment à St. Lorenz Nürnberg, Freiburg Minster et à Leipzig/Halle. Elle a créé 45 premières.
Côté pédagogique, Irina est régulièrement invitée à donner des ateliers en Allemagne et à l’étranger : Athens, Kiev, Perm, Dublin, Manila et Salzburg. Elle travaille actuellement comme artiste indépendante et est membre de la nouvelle troupe !mehrTANZ à Leipzig.

Le compositeur Carl Orff (1895 – 1982) et son opéra Der Mond ont inspiré la chorégraphe Irina Pauls et l’ont amenée à créer cette pièce pour Das Collectif.
L’opéra de Carl Orff est lui-même inspiré d’un court conte de fée collecté en Allemagne par les frères Grimm : La Lune


La lune, conte des frère Grimm


Il était autrefois un pays où les nuits étaient sombres, et le ciel couvrait cette contrée comme un drap noir. La lune n’y sortait jamais, pas une seule étoile ne scintillait dans l’obscurité. Les ténèbres y régnaient comme à la création du monde.
Quatre jeunes hommes de ce pays partirent un jour en voyage et arrivèrent dans un autre région où tous les soirs, lorsque le soleil se couchait derrière la montagne, s’allumait dans les cimes d’un chêne un disque étincelant qui répandait au loin une douce lumière. Cela permettait aux gens de bien voir même si la lumière n’était pas aussi forte et éclatante que celle du soleil. Les voyageurs étonnés s’arrêtèrent et demandèrent à un paysan qui passait par là quelle était donc cette lumière.
- C’est la lune, répondit le paysan. Notre maire l’a achetée pour trois écus et l’a attachée au sommet du grand chêne. Tous les jours, il doit y rajouter de l’huile et bien la nettoyer pour qu’elle brille comme il faut. Pour ce service, nous lui payons un écu chacun. Le paysan partit en cahotant, et l’un des jeunes hommes dit aux autres :

- Une telle lampe nous serait bien utile à nous aussi! Nous avons un chêne aussi grand que celui-ci et nous pourrions l’y accrocher. Quel plaisir de ne plus marcher à tâtons tous les soirs.
- Savez vous ce que nous allons faire? lança le deuxième. Nous irons chercher un cheval et une charrette et nous emporterons la lune avec nous. Ils n’auront qu’à s’en acheter une autre.
- Je sais bien grimper, dit le troisième, je la décrocherai.
Le quatrième trouva un cheval et une charrette et le troisième grimpa sur l’arbre. Il fit un trou dans le disque lumineux, passa une corde à travers le trou et fit descendre la lune.
Dès que la lune étincelante fut dans la charrette, ils la couvrirent d’un drap pour que personne ne s’aperçoive du vol. Ils transportèrent la lune sans encombre jusque dans leur pays et l’accrochèrent au sommet de leur chêne. À la vue de celle-ci, les jeunes comme les vieux, tout le monde se réjouit de cette nouvelle lumière qui éclairait les champs et les prés, et jusque dans les cuisines et les chambrettes. On dit même que de la montagne, sortirent des petits lutins et des génies vêtus de rouge pour danser dans les prés.
Nos quatre gaillards prirent la lune en charge. Chaque jour, ils ajoutaient de l’huile, nettoyaient la mèche et percevaient pour leur travail un écu par semaine. Mais le temps passa et ils devinrent vieux et grisonnants, et lorsque l’un d’eux tomba malade et sentit que ses jours étaient comptés, il exigea qu’on mit dans son cercueil un quart de la lune en tant que sa propriété. Après sa mort, le maire grimpa sur l’arbre, découpa un quart de la lune avec des ciseaux de jardinier et le mit dans le cercueil du défunt. La lune perdit un peu de son éclat, mais pour le moment cela ne se voyait pas trop.
Quelque temps après, le deuxième décéda et on l’enterra avec le deuxième quart de la lune. Et la lumière baissa un peu plus. Elle pâlit encore plus lorsque le troisième mourut et emporta, lui aussi, son quart de lune avec lui. Et dès qu’ils enterrèrent le quatrième, l’obscurité totale d’autrefois envahit à nouveau tout le pays. Chaque fois que les gens sortaient de chez eux sans leur lanterne, ils se cognaient les uns aux autres.
Or, à la lueur des quatre quarts de la lune maintenant réunis sous la terre, les morts se réveillèrent un à un. Se levant les uns après les autres, ils se mirent à faire la fête comme ils en avaient eu l’habitude de leur vivant. Les uns jouaient aux cartes alors que d’autres dansaient. D’autres encore partirent à l’auberge, commandèrent du vin, se saoulèrent, se donnèrent du bon temps, puis se chamaillèrent et au point d’attraper des bâtons. Et ce fut la bagarre. Et quelle bagarre! Et quel tapage! Le vacarme était tel qu’il parvint jusqu’au ciel.
Saint Pierre, qui surveillait la porte du paradis, comprit qu’une révolte avait éclaté au royaume des morts. Alors, il descendit tout droit voir ce qui se passait et, constatant le grabuge, il ramena le calme parmi les défunts, leur fit regagner leurs tombes et emporta la lune avec lui. Et juste avant de refranchir la porte du paradis, il l’accrocha dans le ciel. C’est ainsi que depuis ce temps, quand on regarde le ciel dans la nuit, on y trouve la lune. CF. : colegio.francia.oral.free.fr/contes/grimm/gr210.htm

Stomping la Luna

Chorégraphe : Irina Pauls
Musique : Carl Orff/Gunhild Keetman/Rainer Kotzian
Costumes : Gretl Kautzsch

La réalisation scénique de l’histoire dans Stomping La Luna commence au pays des morts.

Peu à peu la lumière réveille les morts et une activité mystérieuse anime les cadavres. Ils commencent à se chamailler, à s’amuser, à se jouer des tours. Ils cherchent à communiquer à se découvrir l’un l’autre. Ils jouent avec leurs souvenirs terrestres, expriment leurs émotions. Leur danses, leurs chants, leurs mouvements sont surprenants, dynamisés et organisés comme dans la nuit qui recouvre ce qui est interdit. La lumière montre ce qui est caché.

u cours des scènes, on traverse la frontière de la réalité, laissant place à la magie, au mythe, à l’archaïque. Les personnages ont un long passé et un avenir incertain. Ils flottent entre espace et temps. Pour la musique, les danseurs utilisent des pièces du Orff-Schulwerk Musica Poetica qu’ils développent de manière scénique. Stomping la Luna marie musique et danse, pour créer une sensualité du son où le rythme, la parole et le mouvement se stimulent mutuellement.


Les ateliers donnés par Das Collectif au congrès de la FAMEQ   

Dans le cadre du 50e anniversaire de l’Institut Orff de Salzbourg.
Commanditaires : Orff-Québec, Consulat Général d’Autriche, FAMEQ.


Rencontrer, bouger, danser
Avec Susanne Rebholz / Das Collectif
Vendredi, 8h30 à 10h
Local : FACE – 300
Danse et improvisation pour différents groupes ciblés. Jeux, musique, folklore, danses pour enfants, exercices centrés sur le corps, l’espace et le partenaire : nous connaîtrons différents moyens de développer un vocabulaire créatif en mouvement et des habiletés en improvisation.

Susanne Rebholz est professeure de danse à l’Institut Orff de Salzbourg où elle a aussi étudié la pédagogie de la musique et de la danse. Après ses études à Salzbourg, elle est allée à New York pour se spécialiser en danse contemporaine. Actuellement, elle enseigne la technique de la danse, l’improvisation, la chorégraphie et les danses pour enfants et donne régulièrement des ateliers partout dans le monde. Elle est membre de la troupe Das Collectif pour laquelle elle a écrit plusieurs chorégraphies. En pratique privée, elle fait aussi de la psychothérapie par le mouvement.

Le temps, l’instant, l’opportunit/ : un processus de création
Avec Kordula Möser et Rahel Imbach / Das Collectif
Vendredi, 13h30 à 15h
Local : FACE – 300
Nous souhaitons montrer aux participants de quelle manière Das Collectif travaille comme compagnie de danse axée sur la création. L’atelier commence par l’improvisation et l’exploration afin de bâtir du matériel en mouvement sur un thème précis. En utilisant divers outils et objets de composition, le matériel ainsi créé mènera à une chorégraphie.

Kordula Möser est diplômée de l’Institut Orff de Salzbourg de même que du Dartington College of Arts en Angleterre où elle s’est spécialisée en chorégraphie. Elle a obtenu son diplôme de maîtrise en 2008 à Salzbourg. Depuis ce temps, elle enseigne à des groupes d’enfants de l’Institut Orff, à l’Académie de danse expérimentale SEAD et dans une école de musique de Berchtesgaden en Allemagne. Ses principaux points d’intérêt sont : la danse créative pour les enfants et la place de la danse moderne dans l’enseignement de la musique et de la danse pour les enfants de quatre à six ans. Elle est membre de Das Collectif  depuis 2007. Par ailleurs, en 2010, Kordula a terminé des études comme professeure « Pilates » au BASI Pilates, Body Arts and Science International à Munich.

 Rahel Imbach est née et a grandi à Bern en Suisse et vit actuellement à Salzburg où elle travaille comme enseignante et danseuse professionnelle. En 2005, elle a obtenu un diplôme de fin d’études à l’Académie de danse expérimentale SEAD. Elle a poursuivi ses études au Tisch School de l’Université de New York. Depuis, elle est souvent invitée par des troupes professionnelles pour danser et créer ses propres pièces en collaboration avec des musiciens et d’autres artistes. Elle enseigne le ballet, la danse moderne, l’improvisation et la danse créative pour les enfants de même que le Yoga et le Qi Gong.

 

 

 

 

Imprévu
Avec Irina Pauls / Das Collectif
Samedi, 10h30 – 12h
Local : FACE – 300
Chorégraphe contemporaine professionnelle, Irina Paul saura vous inspirerpour créer une courte séquence incluant le corps, la voix, le son, les mots dans l’esprit dans l’esprit du Orff-Schulwerk.

Originaire de Leipzig, Irina Pauls a étudié la danse à l’école Palucca à Dresden et la chorégraphie à l’école de théâtre de Leipzig. Depuis, elle a été directrice artistique et chorégraphe dans de nombreux théâtres et centres de danse : au Landestheater d’Altenburg  de1985 à 1989 ; au Tanztheater à Oldenburg en 1998 à l’an 2000; au théâtre de la ville de Heidelberg avec sa propre compagnie (la TanzTheater Irina Pauls fondée à Leipzig en 1990) de l’an 2000  à 2006 ; au Leipziger Tanztheater de 2007 à 2010, encore une fois avec sa compagnie.

Irina a été invitée comme chorégraphe dans plusieurs autres théâtres en Allemagne : Schauspiel Essen; Deutsches Nationaltheater Weimar; Bayrisches Staatsschauspiel München. Et elle a fait plusieurs productions événementielles notamment à St. Lorenz Nürnberg, Freiburg Minster et à Leipzig/Halle. Elle a créé 45 premières.
Côté pédagogique, Irina est régulièrement invitée à donner des ateliers en Allemagne et à l’étranger : Athens, Kiev, Perm, Dublin, Manila et Salzburg. Elle travaille actuellement comme artiste indépendante et est membre de la nouvelle troupe !mehrTANZ à Leipzig.   

Membres invitées de Das Collectif  

Elina Lautamäki
Elina est née à Parkano en Finlande. Elle a étudié à l’école de musique de Kaustinen puis au conservatoire de musique de Jyväskylä. Après avoir obtenu son diplôme comme chanteuse  pop/jazz en 2007, elle entreprend des études en pédagogie à l’Université des Sciences appliquées de Jyväskylä. Sa spécialité est l’enseignement au préscolaire. À Jyväskylä elle fait partie de plusieurs projets comme chanteuse, musicienne et actrice. En 2011, elle fait partie d’un programme d’échange à l’Institut Orff de Salzburg et est invité à se joindre à Das Collectif.

 

Johanna Häberlein
Johanna Häberlein est née et a grandi à Würzburg en Allemagne. Tout au long des ses années d’études, elle a fait partie de multiples projets où la présence de la musique et de la danse étaient de première importance. Par le suite, elle s’est spécialisée en direction chorale à l’école de musique de Bad Königshofen en Bavière. Devenue chef de chœur et choriste, elle s’est intéressée à l’enseignement de la musique aux enfants et est inscrite à l’Institut Orff de Salzbourg depuis 2009.

 

   

Saskia Muriel Gompf
Saskia Muriel est née à Nürtingen près de Stuttgart en Allemagne. Elle étudie à l’Institut Orff  de Salzbourg depuis 2009. Après avoir complété des études en éducation physique et sportive en 2005, elle a enseigné la danse aux enfants du Hölderlin Gymnasium à Nürtingen. Depuis son enfance, elle a suivi des cours de violon de danse à claquette, de ballet, de danse moderne, de hip hop et de ballet jazz. Elle a fait partie des orchestres des jeunes de l’école de musique de Nürtingen et de l’école Hölderlin. Elle a participé aux tournées de ces orchestres en Espagne et au Pays de Galles.

 

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